Aurais-tu peur de la solitude ou bien d'une quelconque sollicitude?


Il l'aimait, cela crevait les yeux. Il était fou d'elle; amoureux.

___Fuyant à son approche, son regard l'embrasait. La désirant, il la haïssait. Fuyard dans l'âme, il s'en était découvert une à travers l'éclat de son sourire, et en était ressorti plus meurtri que jamais. Imaginant une sphère délestée de la torture vitale, il se plongeait alors dans de doux instants de calme. Son soleil étincelait autant que sa voix l'incendiait. Des étoiles miroitaient dans la pénombre réconfortante qu'il s'était créée, lorsque la lumière décroissait, scintillant avec autant de force que ses pensées s'égaraient vers elle; comme un infime espoir dans sa nuit noire.

___Il s'abîmait ainsi dans le reflet de ses souvenirs, composés de quelques fragrances humées sur son passage, ou du tintement de son rire minéral - si loin, à l'autre bout de la salle. Penser à elle était une imposture, la savoir éloignée de lui une déchirure, mais se tenir face à elle était bien la pire des blessures.

___Lui confier son secret fut un sacrifice nécessaire, pour sa propre survie, pour son égoïsme grandissant. Tout cela à ses dépends. La lame de la désillusion s'enlisa dans sa carcasse vidée de tout esprit, et dévasta le peu d'abnégation qui subsistait en lui. Une impétueuse flambée satura son corps abandonné, et seul un mince fanal résista, lui permettant de se délivrer des chaînes générées par l'écriture tant adorée que crainte. Et la lettre délibératrice du message condamnateur chut lentement sur le dallage de la cour pavée, désormais aussi noir que les iris fanés de ses yeux, qu'elle ne daigna jamais croiser. Elle, la déesse et la geôlière. Sa meurtrière.

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Aurais-tu peur de la solitude ou bien d'une quelconque sollicitude?

# Posté le mercredi 18 novembre 2009 16:00

Modifié le mercredi 18 novembre 2009 16:16

Angélise-moi

Angélise-moi
Fais-moi l'amour avec tendresse, murmura-t-elle bien soudainement.
Fais-moi donc vivre une nuit d'ivresse, sussurra-t-elle entre ses dents.
Sois doux, calme, et patient, ô mon prince, ô mon étoile, s'allongea-t-elle.
Aime-moi dans l'instant, et frappe, ne serait-ce qu'une seule fois, se cambra-t-elle.


C'était un démon tombé du ciel,
Une étoile aux multiple saveurs,
Une étincelle aux mille couleurs,
C'était un ange en mieux. Essentiel.

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# Posté le vendredi 13 novembre 2009 15:17

Modifié le vendredi 13 novembre 2009 15:29

Y faire allusion, c'est déjà le hurler.

Je m'effrite.
Mon masque se fissure.

# Posté le samedi 07 novembre 2009 11:42

Je lui confierai tout, jusqu'à l'essence de ma vie.

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Et nous plongeons nos mains...
Unissons nous,
Dans cette mer de brume,
Dans cette mer sans nom.
Le ciel nous accueille :
Il nous embrasse, regarde...

Ecoute et imagine.

Vois tu cette nouvelle vallée?
Celle de nos âmes éperdues,
Celle qui réside en chacun de nous.
Imagine le nombre de personnes;
Celles qui nous ont précédé.

Laisse toi aller,
Laisse toi porter.


Et le flot coule jusqu'à nous,
N a r c o t i q u e m e n t .
Lève le voile de ton existence,
Que nous puissions nous immerger,
Dans l'étendue glacée de nos corps,
Et que nous nous laissions embraser,
Par le feu améthyste brulant au fond de nous
Créchant dans le crachin terni de nos larmes.
Souhaite et vole. Le temps d'un souffle.

Envolons-nous.

# Posté le dimanche 01 novembre 2009 17:09

Modifié le mardi 03 novembre 2009 05:15